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Des jupons  d'histoires

Poésie

Son oeuvre poétique comprend des recueils comme Des jupons d'histoires, Cette main qui enquête, Par les ongles retenue, Anastasie ou la mémoire des forêts et Dix minutes avant l'heure aux montres de Dali.

 

 

TraductionsLundi sans faute

Traductrice recherchée, elle a traduit plusieurs publications dont Neuvième personne du singulier, Lundi sans faute, Cinq minutes de plus à Berlin, Coeurs Molotov et Un jour même les pierres parleront.
Pied de puce

Littérature jeunesse

Ses livres pour enfants ont presque tous en commun de mettre en scène des enfants qui se sentent différents des autres qui vivent des réalités hors du commun.
 
 
Portes et fenêtres

Visuels

Sylvie Nicolas ne se considère pas comme une artiste visuelle. Les visuels sont pour elle une façon d'écrire ou de mettre en images ce qui lui vient.
  • Tab 1 - Perruches

    Perruches

    Perruches

    Un hommage aux perruches qui, à un moment ou l'autre, ont partagé le quotidien de la poète. Garbo, Greta, Henri, Raoul et Biloxi Blues. Toutes ont inspiré cette petite série intitulée Les Zezzzz.

     

    Consulter la galerie des perruches.

  • Tab 2 - Parcomètre

    Parcomètre

    Parcomètre

    Les courts textes qui composent L'Almanach du parcomètre représentent un état d'esprit, un passage à vide, ce moment où le sentiment d'impuissance face à sa propre situation prend le dessus. Une suite d'instantanés où la poète se représente elle-même comme un parcomètre prisonnier de sa condition.

     

    Consulter la galerie des parcomètres.

     
  • Tab 3 - 8 h

     

    8 h Saint-Vincent de Paulet des poussières

    Cher Vincent-de-Paul, si ça ne vous embête pas trop, je vais sauter par-dessus la sainteté, d’autant plus que là où on vous a stationné – dans un garage désaffecté, côte d’Abraham – parmi les débris de votre socle et autres cochonneries, je me dis qu’on peut se permettre d’établir un rapport un peu moins officiel.

     

    Consulter le bulletin Huit heures.

Sylvie Nicolas, poète et écrivain

Captures d'instants 2017

 

2017-11-06

Dans l'industrie du taxi
taxidermite

 

2017-10-10

Les marées de Grande-Vallée
et le frère en-allé

 

2017-09-18

dans l’industrie du désir
like-moi

 

2017-09-18

dans l’industrie de la météo
le facteur vent livré en priorités

 

2017-07-03

dans l’industrie de la santé
les patients sont des clients
les jeunes médecins de « nouveaux facturants »

 

2017-06-09

dans l'industrie des réseaux sociaux
je-me-moi s'exprime dans le moins
et c'est tant mieux

dans l'industrie de la santé
l'indice boursier se porte bien

 

2017-06-02

dans l'industrie du débat
conversation nationale
entre facebook  et twitter

dans l'industrie du cinéma
déjutraïsation lapidaire

 

2017-05-09

dans l'industrie de l'information
mise à niveau virale
du pour tous par tous

 

2017-05-09

dans l'industrie du monde
mise à pied massive
des démunis

 

Captures d'instants précédentes de Sylvie Nicolas, poète et écrivain

VIENT DE PARAÎTRE

Cri de la sourde

Sylvie Nicolas

MOT DE L’AUTEUR
La Sourde dont il est question dans ce livre a vraiment existé. Son cri n’était pas un cri de détresse mais un appel destiné à presser ses filles de rentrer. Ce livre se veut une sorte de géographie des voix qui se perdent, des silences qui s’étendent et de tous les cris que nous peinons à entendre. Son étrange cartographie couvre un vaste territoire qui va de l’Ouest canadien à la Matanie, de Québec à la Gaspésie. Constitué d’histoires croisées, de parcelles de vie, de rumeurs, de souvenances et de bien d’autres tendresses, ce projet d’écriture a remonté le cours comme un saumon en montaison. Chaque page de ce livre est mon pays. Ceux et celles qui le traversent sont d’éternelles marées. Ils ont déversé en moi l’eau salée qui coule dans mes veines.

 

L’EXTRAIT
Fille, ta mère n’a pas attendu les hautes mers. Elle est morte quelques semaines avant. Tu aurais voulu qu’elle te parle de la Matanie. Du territoire où elle a grandi. De ses habitants aux surnoms étranges. De Phirin, l’homme fort de la baie, des Thibodeau, de La Sourde, de La Pipi, du Cordonnier-pas-de-pattes qui faisait émerger sur ses lèvres un sourire énigmatique, quand il lui arrivait de l’évoquer. Tu l’aurais voulue légère et volubile dans le dire et la parlure. Plus légère que les plumes des mouettes voletant autour de toi quand tu jouais sur la grève. Aussi volubile que la mer dans les reflux agités de ses marées. Tu aurais souhaité lui confier que tu l’aimais, la déposer dans l’enchantement des histoires que tu entendais, enfant, quand tu te retrouvais chez ta grand-mère. Mais au sortir de l’hôpital, alors que tu venais de signer les documents attestant son décès, tu t’es retrouvée seule dans la voiture, happée par la réalité.
Ce soir-là, tu es rentrée le corps rempli de nuages, terrifiée à l’idée que la mémoire dans ses fragments meure elle aussi.

 

REVUE DE PRESSE

 

« Attentive aux menus détails du quotidien comme aux amples déploiements de la mémoire et de la pensée, elle accompagne les mouvements de la psyché avec une justesse de mots et de ton qui me met les larmes aux yeux une page sur deux. »

Gabriel Marcoux-Chabot, écrivain, Facebook, novembre 2017

 

« C’est une ode au courage et plus particulièrement au courage féminin. »

Entre cri et silence par Clémentine Noggrel, Journal Le Mouton noir (Rimouski), novembre 2017

 

« L’écriture de Sylvie Nicolas est vive et belle. À mon avis, c’est son roman le plus réussi.»

Fragments de mémoire reconstitués par Matthieu Dessureault, Journal Le Fil, Volume 53, numéro 9 | 9 novembre 2017

 

« Plonger dans Le cri de La Sourde et autres marées, c’est se faire prendre par la main, filer d’est en ouest à travers le Canada et poser son regard sur des fragments de souvenirs, tantôts inventés, tantôts réels, qui, collés les uns aux autres, empêchent les souvenirs de s’effacer. »

Le roman le plus assumé de Sylvie Nicolas par Josée Ratté, Impact Campus, 19 septembre 2017

 

Entrevue sur les ondes de CKRL, avec Denys Lelièvre, Chanson sur parole (Podcast Segment 1:00:00 à 1:50:00), 9 novembre 2017

 

Entrevue sur les ondes de Radio Galilée, avec Yves Houde autour du Cri de La Sourde et autres marées, 10 octobre 2017

 

 

Une vraie bonne petite Métisse

 UNE VRAIE BONNE PETITE MÉTISSE - POÉSIE

Traduction de Sylvie Nicolas

 

Poète métisse originaire de l’Alberta, Marilyn Dumont est la descendante de Gabriel Dumont, ami et commandant militaire de Louis Riel. Une vraie bonne petite Métisse est la traduction de son tout premier recueil de poésie A Really Good Brown Girl (Brick Books, 1996 / Prix Gerald-Lampert)
Une façon pour les francophones de partout de découvrir enfin une grande poète et le souffle d’un héritage.


        Extrait du poème

        Dans la langue du diable

 

                        (…) elle te nourrissait de banique    de thé
                        et de syllabes
                        dont l’écho te revient en tête, là, maintenant
                        sans pouvoir reproduire le son
                        de cette voix qui te berçait et chantait pour t’endormir
                        dans la langue du diable